Mes "trucs à lire"
Sur cette page, je vous propose de faire un peu mieux connaissance avec l'univers de la lecture...en lisant! (Qu'est-ce que je suis drôle!)
Ici, vous allez découvrir mes "coups de coeur lecture" à travers mes centres d'intérêts que j'ai choisi de partager avec vous sous forme de petiits reportages. Grands auteurs disparus, sujets d'actualité, histoire, anecdotes, personnages célèbres, sciences...
Vous serez parfois très surpris mais jamais déçus.
Une autre façon de découvrir la lecture!
Sergent Stubby: chien de guerre
Novembre 2008 : cela fait 90 ans que la Première Guerre mondiale est terminée.
C'était le 11 novembre 1918.
C'est un anniversaire très important dans l'histoire de notre pays et si chaque année depuis 90 ans, nous célèbrons la fin de ce conflit, c'est parce que nous ne devons jamais oublier qu'une guerre - peu importe son époque et l'endroit où elle se passe - c'est avant tout l'horreur et la mort.

Illustration M.Mosin Dessin protégé
En 1917, le soldat John Robert Conroy trouve un chiot de quelques semaines sur le camps de Yale au Etats Unis. Son unité comme beaucoup d'autres s'entraîne pour partir en Europe sur le front. John qui s'attache au chiot décide de le garder et l'appelle Stubby à cause de sa queue coupée (" stub "veut dire coupé). Stubby devient vite très populaire sur le camps et au moment de s'embarquer, son maître ne peut l'abandonner. Il décide de l'emmener avec lui en le cachant. Une fois en Europe, le commandant découvre la présence du chien et accepte de le garder devant l'affection que tous les soldats lui portent.Stubby devient donc membre et mascotte de la 102ème division d'infanterie. Sur le front, en février 1918, le chien s'habitue à vivre dans le feu des batailles dans des conditions climatiques très difficiles. Un jour, victimes d'une attaque au gaz, beaucoup d'hommes de la 102ème meurent dans d'atroces souffrances et Stubby est bléssé. Il est hospitalisé et quelques semaines après son retour au front, les soldats réalisent que leur mascotte, suite à cette première attaque chimique, sait reconnaître la moindre odeur de gaz. Stubby se montre également très utile pour secourir les blessés et aider à les transporter. Il permet même la capture d'un espion allemand en pleine nuit. Attirés par ses aboiements, les hommes de sa compagnie le découvre immobilisant le soldat ennemi au sol en attendant les ordres! Le commandant décide alors de lui donner la distinction de sergent, chose encore jamais vue pour un chien de sa race.
Au total, et malgré une très grave blessure par une grenade, Stubby va servir dans 17 batailles jusqu'en novembre 1918. Il recevra de nombreuses récompenses et rencontrera plusieurs présidents américains. Il est le chien de guerre le plus décoré au monde.
Il finira ses jours auprès de son maître à qui il a toujours témoigné une immense reconnaissance depuis que celui-ci l'avait reccueilli tout bébé. Il meurt en 1926, il y a 82 ans!
En France, ils sont nombreux également les compagnons à quatre pattes qui se sont illustrés tout comme Stubby.
Citons par exemple Charlot décoré de la Croix de Guerre avec deux étoiles, une très haute récompense pour acte de bravoure. Ce brave chien avait sauvé de nombreux poilus ensevelis dans des tranchées.
Lorsqu'une guerre éclate dans un pays, c'est le pays tout entier qui est mobilisé.
Evidemment il y a tous les hommes qui sont réquisitionnés et deviennent des soldats.
Mais ils ne sont pas les seuls à être réquisitionnés: maisons, matériel, usines, civils... toute la vie du pays est bouleversée. Il n'y a plus qu'une seule chose qui compte: la guerre.
Même les animaux sont utilisés à des fins de guerre.
Le plus souvent, on les utilise pour se déplacer, tracter de lourdes charges ou bien... pour les manger!
Pourtant lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, on découvre que les animaux sont aussi d'incroyables alliés et qu'ils peuvent être très utile autrement que dans une assiette!.
Parmi les meilleurs alliés des soldats, il y en a un qui se distingue encore plus que tous les autres: le chien. C'est ainsi qu'on voit entrer en guerre des équipes cynophyles avec chacune leurs spécialités dont l'importance sera capitale:
Chien porteur qui transporte des munitions, des vivres et même des mitrailleuses légères entre les lignes,
Chien sanitaire chargé de rechercher les bléssés sur les champs de bataille
Chien sentinelle chargé de détecter la présence de l'ennemie, de monter la garde et de participer au combat si nécessaire,
Chien estafette chargé de porter les messages d'un poste à l'autre et de revenir vers leurs maîtres avec la réponse bien souvent au péril de leur vie,
Chien patrouilleur chargé de prévenir sa patrouille de la présence de l'ennemi en inspectant les alentours et en prevenant les embuscades,
Chien télégraphiste chargé d'établir ou de rétablir les communications entre les postes en déroulant une bobine de fil utilisé pour le télégraphe ( ancêtre du téléphone) à travers des barbelés, des tranchées...
Plus tard il y aura aussi des chiens anti gaz chargés de détecter les gaz . Ils seront utilisés par les allemands au cours de la Seconde Guerre mondial.
Il y aura aussi, et c'est très cruel, des chiens suicides utilisés par l'armée russe entre autre. Privés de nourriture pendant plusieurs jours, on attachait sur le dos de ces pauvres bêtes une charge d'explosif et après un dressage spécial, on les envoyait manger leur gamelle sous les chars ennemis.
Ainsi le chien a rendu beaucoup de services aux hommes pendant les guerres. Il a souvent laissé sa vie au combat avec les soldats par fidélité par obeissance.
Ce qu'on dit est vrai: c'est le meilleur ami de l'homme.
Cependant, l'homme n'est pas toujours reconnaissant de cette exceptionnelle affection qui nous lie à nos amis canins.
Les chiens sont des animaux très intelligents qui se référent souvent entièrement à leurs maîtres. Ils leurs sont dévoués, comprennent et écoutent tout ce qu'on leur dit ou tout ce qu'on leur demande. Ce ne sont ni des objets ni des jouets.
L'actualité nous rappelle malheureusement que lorsqu'ils sont mal manipulés, les chiens peuvent devenir très dangereux.
Les chiens deviennent ce que leurs maîtres font d'eux.
Le Sergent Stubby était un Amstaff, une race de chien qui appartient aujourd'hui à la catégorie des chiens dits dangereux comme le Pitbull.

Illustration M.Mosin Dessin protégé
La Malédiction du Pharaon
En novembre 1922, l'archéologue anglais Howard Carter fait une formidable découverte: il vient de retrouver intact le tombeau d'un jeune Pharaon, le roi Toutankhamon.
Ce roi appartient à l'histoire de l'Egypte ancienne.
Celle des pyramides mystérieuses et des hiéroglyphes...
Il monte sur le trône vers 1352 avant JC ( il y a plus de 3360 ans ! ) à l'âge de 9 ans.
Il succède à son beau-père, le célèbre Akhénaton. Malheureusement, son règne est très court. Il meurt à l'âge de 19 ans d'une grave infection à la jambe qui s'esr transformée en gangrène.
L'histoire des pharaons d'Egypte s'étend sur près de 3000 ans.
26 dynasties se succèdent pendant 3000 ans à la tête de ce pays dont toute l'histoire est liée à l'un des plus grands fleuves du monde : le Nil.
Très vite, les egyptiens de l'antiquité comprennent que leur vie dépend des crues régulières de ce beau fleuve.
Pour dompter le Nil, les nombreuses tribues qui composent alors l'Egypte décident de s'unir sous l'autorité d'un seul chef. C' est ainsi que débute le règne des pharaons.
Les premiers pharaons doivent leur célèbrité aux importants ouvrages d'utilité publique qu'ils font réaliser : gigantesques barrages ou reservoirs, canaux d'irrigation, bassins de rétention...
Les autres assurent leur postérité en se faisant construire des monuments grandioses pour qu'on se souvienne d'eux : pyramides, temples, statues colossales... qui sont toujours visibles aujourd'hui !
La maladie de Toutankhamon et la briéveté de son règne l'empêche se faire édifier un tel monument et ne lui permettent pas de marquer le temps par ses actions de souverain.
Et pourtant...
C'est le pharaon le plus connu et le plus célèbre de toute l'histoire du monde...
Tout d'abord parce que son tombeau était magnifique. Un trésor fabuleux, miraculeusement épargné par les voleurs au cours des millénaires s'offre en 1922 aux yeux du monde: trône, statues, meubles, chars, armes, sarcophages, coffres...tout ruissselle d'or et de pierres précieuses !
Ensuite, parce qu'il y a cette incroyable histoire qui propulse Toutankhamon au sommet de la gloire, loin devant tous les autres pharaons...
L'histoire de la malédiction... Ouououououhhhh.....
Revenons en novembre 1922.
Howard Carter, l'archéologue possède un petit canari auquel toute son équipe s'est très attaché. Le petit oiseau est même devenu le porte-bonheur de l'expédition.
Quelques jours avant l'ouverture du tombeau, un cobra s'infiltre dans la cage du canari et le mange.
Pour les ouvriers de Mr Carter, c'est un très mauvais signe et un avertissement. Le cobra est le serpent des pharaons.
Malgré les mises en garde de ses ouvriers, Mr Carter pénétre dans la sépulture accompagné de ses amis et associés.
Dans les mois qui suivent, plusieurs des proches de l'archéologue qui ont visité le tombeau meurent brutalement de maladie...
27 personnes en tout ! Dans un premier temps, on pense à un virus terrible resté captif pendant 3000 ans mais les analyses ne révèlent rien.
La mort de ces personnes et le tombeau du jeune roi n'ont rien à voir ensemble à première vue...
La presse, qui a eu vent de l'affaire du canari, s'empare de l'histoire. En quelques semaines, l'affaire prend des proportions incroyables. Les journalistes, avides de sensationnel pour vendre leurs journaux, vont même jusqu'à inventer une fausse inscription:
" ceux qui pénétrent dans ce tombeau sacré seront bientôt touchés par les aîles de la mort. "
Le public s'y laisse prendre même si Howard Carter et plusieurs de ceux qui ont pénétrer dans le tombeau vont terminer leurs jours paisiblement.
La malédiction est née et on y croit !
Toutankhamon devient le plus grand pharaon de tous les temps en 1922... 3264 ans après sa mort !
A lire Tintin et les Sept boules de cristal ... directement inspiré de cette histoire !
Rascisme, non merci!
Quand j'entends les plus jeunes parler avec nonchalence de sujets graves comme le rascisme ou la guerre sans savoir bien souvent de quoi ils parlent faute d'informations, je ne peux m'empêcher de penser à mes grand-parents et à cette phrase qui revenait sans cesse dans leurs bouches : " Pourvu que ça ne recommence jamais."
Dans mes coups de coeur lecture, il en est un qui me permet de parler d'un sujet difficile. J'apporte ainsi ma modeste contribution au devoir de mémoire qui consiste à tout faire pour ne jamais oublier des choses très graves du passé de manière à ce qu'elles ne puissent pas recommencer...
1er Sepembre 1939, aux premières heures de l'aube, l'armée allemande pénètre en Pologne tandis que la Luftwaffe, aviation allemande, se déchaîne sur les villes, les aérodromes et les points de communications.
Deux jours plus tard, le 3 Septembre, la Grande Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne.
La Seconde Guerre mondiale vient de commencer
Pour la deuxième fois en moins de 25 ans, l'Europe se trouve engagée dans un conflit généralisé qui ne va pas tarder à dégénérer en une guerre totale et planétaire, encore plus impitoyable que la première.
Ce sont les coups de force répétés d'Adolf Hitler qui sont à l'origine du conflit.
Homme d'Etat allemand né en 1889 dans une modeste famille autrichienne, il reste aujourd'hui encore l'un des plus grands criminels de guerre et le responsable d'une des plus grande catastrophes de l'histoire du monde.
Près de 50 millions de morts.
Une vague de rascisme sans précédent directement liée aux idées d'Adolf Hitler.
Un génocide affeux dont les victimes sont les juifs de toute l'Europe, hommes, femmes et enfants.
Des destructions considérables en raison de la violence des combats, des raids aériens et de la politique de la terre brûlée.
Cette guerre qui va durer plus de cinq ans est un enfer.
Combats, privations, manque de tout, rationnement, rafles, tortures, exécutions...
Personne n'est épargné et les civils sont les premières victimes comme toujours dans une guerre.
Une guerre, c'est horrible. Elle oblige les hommes à se battre et à s'entre tuer. Elle tue des adultes comme des enfants, des jeunes comme des vieux.
C'est la folie d'un homme qui est responsable de la Seconde Guerre mondiale et de ses ravages.
Conquérir le monde et créer une seule et unique race, seule digne de peupler son royaume en élimant les autres.
Telle était l'idée principale d'Adolf Hitler, né d'un pére juif et dont le rascisme a conduit au pire.
Hitler, devant son échec et la résistance des autres pays, se suicide le 30 avril 1945 à Berlin. Il ne sera jamais juger pour ses crimes.
Beaucoup d'auteurs ont écrit sur la guerre et ses horreurs mais quand on jeune, je pense qu'il en est un qu'il faut connaître absoluement.
Un auteur pas comme les autres : un héros.

I l s'agit d'Antoine de Saint Exupéry.
Ecrivain et aviateur français, né à Lyon en 1900 et disparu au large de la Corse en 1944, cet homme de coeur et d'action est d'abord pilote de ligne en participant activement à l'histoire de l'aviation avant de devenir pilote de guerre dès 1939.
Engagé dans les Forces Françaises Libres, c'est un humaniste pour qui la solidarité, le devoir, la fraternité et l'attachement à sa patrie sont très importants.
Saint Ex comme le surnomme ses proches et ses amis aime les avions mais aussi l'écriture.
Il abandonne très vite les histoires inventées pour raconter directement son expérience et faire partager ses impressions.
C'est un succés et ses oeuvres font entrer Saint Exupéry dans la légende. Vol de nuit ( 1931 ), Terre des Hommes ( 1942 )...
Pour ma part, je vous recommande Pilote de Guerre ( 1942 ) écrit 3 ans avant sa disparition en Méditérranée abattu avec son avion par l'armée allemande.
L'Enchanteur
Voici un coup de coeur que je tiens particulièrement à vous faire partager. Il a beaucoup d'importance pour moi car lorsque j'étais enfant, j'étais fascinée par la personne dont je vais vous parler et son travail. Et c'est cette admiration pour cet artiste exceptionnel qui m'a toujours donné envie d'aller au bout de mes rêves quel que soit mes moyens ou ma situation...
Quand on parle de lecture, il ne faut pas seuleument penser à des mots ou des signes que l'on a appris à déchiffrer. L'écriture peut prendre plusieurs formes. Si les lettres des différents alphabets des différentes langues du monde sont de l'écriture, les dessins sont aussi de l'écriture. Ils en sont d'ailleurs la première forme. Bien avant d'écrire des textes, les hommes communiquaient grâce à des dessins. C'était un moyen très facile de dire quelque chose aux autres et ça l'est toujours.
Ainsi, regarder un dessin, l'observer, c'est de la lecture.
Et lorsque le dessin s'anime, c'est formidable.
Pour ma part, j'adore les dessins animés. Le premier dessin animé remonte peut-être à 30000 ans quand un artiste préhistorique essaya de rendre le mouvement de la course d'un sanglier...
Des egyptiens, 2000 ans avant JC, elaboraient déjà une fresque où ils reproduisaient tous les mouvements de deux lutteurs en pleine action.
Cependant, il faut attendre l'arrivée du cinéma pour découvrir le dessin animé tel que nous le connaissons aujourd'hui.
Dès son apparition en 1906, le public est enchanté et pour satisfaire cet engouement, une nouvelle industrie se créé.
En 1928, il se produit une révolution dans le monde du dessin animé.
Un jeune artiste arrivé de Kansas City aux Etats-Unis, réalise et produit le premier film animé sonore. Le héros en est un petit souriceau aux grandes oreilles noires...
Le succés est extraordinaire et tout adore cette petite souris qui devient célèbre dans le monde entier.
Son nom? Mickey Mouse.
Le jeune artiste à qui il doit la vie? Walt Disney.
Et voilà, nous y sommes.
Walt Disney. Aujourd'hui, ce nom évoque avant tout une grosse société de production mais c'est aussi le nom d'un homme qui fonda cette société avec son frère Rob au début du 20ème siècle.
Walt Disney et son équipe révolutionne le monde du cinéma en devenant l'idole de tous les enfants du monde entier en 1938 avec son adaptation de Blanche-Neige et les sept nains.
Certains crient au scandale car Walt Disney ne se contente pas de raconter des histoires : il fait des adaptations des grands contes en les transformant en univers magiques où tout n'est que rêve...
Le petit chaperon rouge n'est pas mangé dans l'adaptation de Walt Disney et les sept nains de Blanche- Neige ont des personnalités bien trempées.
C'est là qu'était le génie de cet homme.
Créer des personnages avec de la personnalité. Des personnages qui font preuve de renouveau, d'imagination. Des héros...
Avec Walt Disney, le dessin animé devient un art. Les illustrations animés sont de véritables merveilles dues à des heures de travail incalculables pour l'unique plaisir du public.
Walt Disney voulait creer un univers magique où tout le monde pourrait se détendre et oublier ces soucis.
Toute son oeuvre, tout son travail, toutes ses recherches pour améliorer ses animations sont basées sur cette idée.
Offrir du rêve...
Eh bien moi, je lui dit merci à Mr Disney.
Avec plus de trente oscars, célébre récompense du cinéma américain, vous êtes l'inventeur d'une forme d'expression alliant fantaisie poètique et réalisme dont on ne saurait se passer aujourd'hui.
Et je vous invite à le découvrir grâce à ses merveilleuses histoires comme Pinocchio (1939), Bambi (1942), Cendrillo ( 1950), Peter Pan (1953), La Belle et le Clochard (1955), les 101 Dalmatiens (1960), et tant d'autres en dessins animés ... et en livres !

Nils Holgerson
Voici un autre petit « truc » à lire qui devrait intéresser tous les enfants et plus particulièrement ceux qui ne sont pas toujours sages…
Il s’agit du Merveilleux voyage de Nils Holgerson à travers la Suède.
Cette histoire écrite il y a près de cent ans devait permettre aux petits suédois de découvrir la géographie de leur pays tout en se divertissant mais je n’en dis pas plus pour le moment car il me faut d’abord vous présenter son auteur.
Le merveilleux voyage de Nils Holgerson a été écrit par Selma Lagerlöf.
Mme Lagerlöf est née en 1858 dans le Vermland en Suède. Elle était institutrice et elle adorait raconter des histoires aux enfants.
Il faut dire que sa propre enfance avait été nourrie de nombreux récits oraux et de nombreuses lectures. Dans sa famille, on aimait beaucoup raconter des histoires et les suédois sont de grands conteurs. ( Vous connaissez Andersen et ses fameux contes ? Eh bien, c’est un suédois !)
En plus à cette époque, il n’y avait pas de télévision… Génial, non ?
Toujours est-il que Selma devient très vite la romancière la plus populaire et la plus remarquable de Suède.
Elle était une conteuse incomparable, très fantaisiste et douée d’une imagination extra-ordinaire.
Dans ses romans, elle fait vivre tout le folklore suédois qui est très riche et Le merveilleux voyage de Nils Holgerson qu’elle avait écrit pour aider ses élèves dans l’apprentissage de la géographie nationale deviendra un chef d’œuvre mondialement reconnu qui lui vaut en 1909 le prix Nobel de littérature. Elle s’éteint en 1940 à l’âge de 82 ans.

Nils Holgerson ( on prononce Hol-guèr-sonne) est un petit suédois de 14 ans très paresseux et très méchant qui ne pense qu’à jouer de mauvais tours aux bêtes et gens. Il vit dans une ferme avec ses parents qui sont braves et courageux et qui sont surtout très tristes du comportement de leur fils.
Un jour, les parents de Nils étant partis faire une course, le jeune garçon est resté seul à la maison. Comme à son habitude, il ne sait pas quoi faire d’intéressant et s’ennuie en attendant de trouver une nouvelle bêtise. Il finit même par s’assoupir jusqu’à ce qu’il entende un léger bruit. Sur le rebord du grand coffre de rangement de sa maman qui bizarrement est ouvert ( il est toujours fermé à clef quand Nils est seul à la maison !) se tient un drôle de personnage.
Assis à califourchon sur le bord du coffre se trouve un tomte !
Si vous préférez, un tout petit lutin pas plus haut que deux pommes l’une sur l’autre !
Bien-sûr, la première idée de Nils à la vue du tomte est très mauvaise. Il se dit que cela va être très drôle d’embêter ce petit truc sans défense.
Eh bien, cette fois-ci, il se trompe le vilain Nils et il ne se doute pas un instant de l’aventure incroyable qu’il va vivre…
Illustration M. MOSIN. Dessin protégé.
Les Mille et Une Nuits
Dans mes coups de cœur lecture, il en est un que j’aime beaucoup parce que je sais que quelque soit l’endroit du monde où l’on habite, on ne connaît que lui.
Tous les enfants du monde entier d’hier, d’aujourd’hui et de demain ont entendu parler et entendront parler des personnages de ce recueil. Cela s’appelle l’universalité et c’est quelque chose d’extraordinaire qui rend superflu toutes les frontières et rapproche les personnes toutes origines confondues…
Illustration M. MOSIN. Dessin protégé.
L’œuvre que je vous recommande ici a été crée il y a très très très longtemps. D’abord transmise par la tradition orale pendant plusieurs siècles, elle est enfin mise sur papier vers l’an 1400 après Jésus-Christ par les arabes. Et pour cause, ce sont eux qui en sont les auteurs !
De nos jours, nous la connaissons surtout sous la version du Dr Mardrus écrite entre 1899 et 1904 et c’est celle qui est le plus appréciée.
Connaissez-vous Aladin, Ali Baba, Sindbad le marin… ?
Savez-vous que ces personnages appartiennent à un grand recueil de conte appelé Les Milles et une nuits ?
Savez-vous que ces contes sont nés à Bagdad à cause de la colère d’un sultan dont la femme l’avait trahi ?
Savez-vous que c’est grâce à une belle princesse qui a su captiver le sultan pendant 1001 nuits que nous connaissons Aladin ?
C’est ce grand recueil que je vous invite à découvrir.
Il contient tout un tas d’histoires extraordinaires dont certaines sont très connues et d’autres aussi intéressantes un peu moins.
Le cheval magique
Le pêcheur et le génie
Omar anNumar
…Et bien d’autres encore…
Les arabes, conteurs et poètes délicats depuis la nuit des temps, nous ont laissé ce célèbre recueil pour notre plus grand plaisir.
Oh, ils ne nous pas laissé que cela bien-sûr.
Comme beaucoup d’autres peuples à travers l’histoire, les arabes ont été de grands conquérants qui ont marqué leur passage partout où ils se sont arrêtés. A partir du 7ème siècle après Jésus-Christ, ils vont apporter avec eux de grandes avancées, notamment en Europe, dont nous bénéficions aujourd’hui. Grâce à eux, l’agriculture fait de remarquables progrès en Europe par exemple. Ils amènent leur savoir-faire en matière d’irrigation et de nouvelles cultures inconnues avant leur arrivée comme l’oranger, le coton, le mûrier…
Ils apportent aussi leur savoir-faire dans l’industrie avec leurs riches étoffes et le travail magnifiques de leurs orfèvres. Les arabes sont en outre des experts du commerce, de la navigation, de l’astronomie. Ils sont très compétents dans ces domaines et enseignent leurs techniques aux autres peuples avec plaisir.
Ce sont également de grands mathématiciens et, ça risque peut-être de déplaire à certains, c’est leur système de numération que nous utilisons depuis leur venue. Pour consoler ceux qui n’aiment pas les maths, avant la venue des arabes, nous utilisions le système romain et ses fameux chiffres. Si les arabes n’étaient pas passés par là, voilà ce que vous devriez écrire par exemple pour dire 1538 :
MDXXXVIII. Alors ? A qui on dit merci ?

Illustration M. MOSIN. Dessin protégé.
Le Nez de Gogol
Je vous propose de découvrir une histoire de Gogol. Oh, eh... je vous vois venir... non ce n'est pas un gros mot.

Nicolas Gogol est un grand auteur de la littérature russe qui vivait au 19e siècle. Il est né en 1809 à Sorotchinsk en Ukraine. Fils de modestes propriétaires terriens, il souhaite très tôt suivre une brillante carrière. Il ne sait pas tout à fait laquelle mais, en tout cas, il est sûr "qu'il ne restera pas dans l'ombre". Ses études terminées, Gogol part pour Saint-Pétersbourg où il obtient un petit emploi. Comme il ne gagne pas beaucoup d'argent, pour augmenter ses revenus il se met à écrire. Son humour et sa fantaisie lui apportent très vite les, faveurs du public. Il se plait à dépeindre la société de son époque à travers ses personnages parfois loufoques. Les intellectuels et l'aristocratie de la société du 19e siècle font l'objet de ses plus belles caricatures.
Mais Gogol est un auteur tourmenté qui semble pris entre deux feux : celui du rire dont il est unn expert et celui du drame où il voudrait d'illustrer. Sur la fin de sa vie, il s'éloigne de l'humour pour écrire des oeuvres plus sérieuses, dramatiques, qui le tourmentent chaque jour d'avantage. Il brûle une partie de ses manuscrits, les recommence puis les jette au feu à nouveau avant de mourir quelques semaines plus tard à Moscou en 1848.
Son oeuvre est très riche. Elle est reconnue en Russie au même titre que celles de Tolstoï et Dostoïeveski. L'univers de Gogol est surprenant et très divertissant.
Moi j'ai choisi de vous faire découvrir Le nez de Nicolas Gogol (pas celui qu'il avait au milieu du visage bien sûr).

Illustration Magali MOSIN. Dessin protégé.
C'est l'histoire d'un brave type un peu porté sur les boissons alcoolisées qui est artisan barbier à Saint-Pétersbourg dans le courant du 19e siècle. C'est-à-dire que pour gagner sa vie et se payer sa vodka, il rase les barbes et taille les moustaches.
Un jour, il se réveille de bonne heure et se prépare à prendre son petit-déjeuner. Sa femme, qui ne boit que du café, vient de préparer du bon pain frais. Notre barbier s'installe et après avoir nettoyé deux oignons (il adore le pain frais accompagné d'oignons), il coupe son pain en deux. A sa grande surprise, il découvre qu'il y a quelque chose au creux de celui-ci. Il tâte, palpe, finit par fourrer les doigts dans le pain et en sort... un nez !
A quelques rues de là, un notable se réveille d'assez bonne humeur. Il fait partie de la grande société russe et semble très fier de son grade de major. Après s'être étiré, il se fait apporter un miroir. Il a repéré la veille un petit bouton sur son nez et comme il attache beaucoup d'importance à sonn aspect physique, il souhaite examiner de près ce petit indésirable disgratieux. Seulement voilà... ce matin là, il n'a plus son nez...
Extrait : "Qu'est-ce qui peut bien résister comme cela ? se demandait-il. Qu'est-ce que cela peut bien être ?"
Il fourra ses doigts dans le pain et en retira... un nez ! Du coup, les bras d'Ivan Iakovlévitch tombèrent, et il se frotta les yeux, et il palpa de nouveau la chose : un nez, c'était bien un nez, et de plus, un nez qu'il lui semblait bien connaître. L'effroi se peignait sur les traits d'Ivan Iakovlévitch.
Cette petite nouvelle de Nicolas Gogol est une petite merveille que je vous recommande à partir de 11 ans.